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Ukumbusho

Jackie Macri

La mémoire de la forêt


«  Ukumbusho  », en Swahili, signifie «  Mémoire  ».

Au pied des volcans, bien loin de tout axe routier, un campement Batwa se prépare à la veillée. Ce soir, comme tous les soirs depuis fort longtemps, toute la communauté s’est réunie pour écouter l’Ancien, celui qui transmet, celui qui sait…

Celui qui explique, aux plus petits serrés contre les plus grands, que l’«  Ukumbusho  » ne doit pas s’éteindre, que la mémoire doit être alimentée, entretenue comme une flamme pour éclairer le futur.

L’Ancien, cette fois-ci encore, a sans doute un peu trop bu de «  matango  », mais il raconte toujours aussi bien cette histoire où il est question d’enfant, de gorilles, et de l’aube qui renouvelle la vie : «  C’était il y a longtemps, très longtemps…. À l’époque où les premiers hommes à la peau blanche sont arrivés. À l’époque où femmes, hommes et enfants avaient peur d’être emportés loin de leur terre …. À l’époque où l’on s’exerçait à écouter les bruits de la forêt et les cris d’animaux  ».


Roman - Littérature

Broché, 13 x 19 cm, 128 pages, 12 €

ISBN 978-2-917582-12-1

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5 Messages de forum

  • 15 février 2011 16:28, par Céline72

    L’auteur de ce livre nous raconte à travers un récit narrer par l’Ancien du peuple Batwa à son peuple, l’histoire d’un jeune chasseur qui ira à la rencontre d’une vielle poongo, nom donné au gorille par Andrew Battell en 1625. A travers cette histoire émouvante, on voit que tout êtres vivants est liés les uns et les autres. Comme nous montre ce roman, le jeune chasseur et la vieille poongo ne communiquent pas de la même façon mais pourtant, ils se comprennent. Quant à l’écriture de ce court récit, je l’ai trouvé fluide et simple, dégageant beaucoup d’émotions avec des protagonistes très attachants. Néanmoins, j’ai trouvé que le chapitre : "Quelques notes pour en savoir plus" à la fin du livre aurait plus sa place au début, afin de faciliter la lecture, car on est pas tous censé savoir que "poongo" est un nom désignant "gorille". Malgré cela, j’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie de ce roman qui se lit très vite.

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  • 16 février 2011 10:11, par dominique

    Un livre attachant sur la mémoire qui se transmet, les souvenirs que l’on tait et les origines qu’il faut parfois aller chercher. Homme ou animal qu’importe l’espèce quand c’est d’émotion, de solidarité et de vie dont il s’agit.

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  • 3 mars 2011 11:39, par Nadael

    Un soir, à la veillée, quelque part non loin du Congo et du Rwanda, au pied du mont Mwéno et tout près du fleuve Rouchourou, un petit groupe d’hommes, de femmes et d’enfants s’apprêtent à écouter religieusement le plus vieux et le plus sage du campement. Le vieil homme raconte des histoires ancestrales, transmettant ainsi la Mémoire, essentielle pour les nouvelles générations. En swahili, on appelle cela l’Ukumbusho : « (...)la mémoire, ce feu allumé aux temps passés pour éclairer le futur. » L’ancien fait alors le récit de Dogono, un adolescent en passe de devenir adulte, et de la vieille Mandji, qui a perdu la vue, accompagnée du petit Yon, des gorilles qu’on nomme en swahili des poongos. Dogono perd sa famille et erre dans la forêt quant il rencontre sur son chemin Mandji portant le petit Yon sur son dos. Mandji est partie à la recherche de son clan, qui a fui sous l’annonce d’un cataclysme pour se réfugier en haut du mont Mwéno, en oubliant le petit yon. La peur mutuelle passée, Dogono trouve un abri aux deux poongos et la femelle gorille le berce et le rassure comme elle fait pour Yon. L’homme et l’animal s’apprivoisent l’un l’autre, un joli lien se crée entre les deux. Leurs différences s’estompent très vite au profit de réels ressemblances. Les gestes vont vite remplacer la parole, puis les yeux diront tout. Puis, Dogono va être recueilli par le Père Francesco, dans sa mission. Il volera des oeufs pour subvenir aux besoins des gorilles, les aidera malgré les nombreuses difficultés et finira par retrouver le chemin qui le mènera à son village. D’ici là, il aura grandi, et aura vécu une vraie aventure initiatique. Dogono est devenu adulte, responsable de sa vie future, et a appris la bonté, la compassion, le partage, l’entraide et la tolérance. Un livre qui se lit comme un conte, une jolie écriture, et des personnages loin de nous et pourtant si proches.

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  • 11 mai 2011 18:16, par nicole

    Ce livre est une pure merveille que j’ai dévorée en quelques heures. Bravo.

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    • 2 août 2011 11:01, par Marie

      Entre l’histoire et l’Histoire... On assiste à un récit qui conte l’être vivant avec ses émotions. L’homme et l’animal sur la même terre, partageant rêves et réalités... Respirons bien fort, ce livre sent la terre et ceux qu’elle accueille. Un vrai hommage à la vie. Heureuse de l’avoir offert aux gens que j’aime...

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